Énergie éolienne, Prony & Kafeate, Nouvelle-Calédonie
Entre 2003 et 2009, 116 aérogénérateurs (GEV MP & GEV 26/220) ont été installés par l'opérateur français Aerowatt. Les parcs éoliens étant situés dans une région exposée aux risques cycloniques, les aérogénérateurs peuvent être descendus et couchés au sol. À pleine capacité, ils produiront 31 MWh d'électricité. La production annuelle escomptée est de 40 GWh qui seront réinjectés dans le réseau national en remplacement d'une électricité produite à 80 % à partir d'énergies fossiles. Les émissions de gaz à effet de serre évitées se chiffrent à 32 775 t équivalent CO2 par an. Les îles du Pacifique sont de plus en plus touchées par le changement climatique, tant sur le plan écologique que du point de vue socio-économique.
Il n'existe malheureusement que peu de mécanismes pour le développement écologiquement compatible de cette région. Les parcs éoliens de Prony et Kafeate sont le premier projet à satisfaire aux exigences du Gold Standard pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ceci constitue un signal fort en faveur des investissements dans d'autres projets de ce type dans la région Pacifique.

Les éoliennes utilisent la force du vent pour générer de l’énergie. Un générateur situé à l’intérieur de l’éolienne transforme l’énergie cinétique en énergie électrique. L’énergie étant toujours principalement produite à partir de combustibles fossiles dans de nombreuses régions du monde, l’énergie éolienne propre peut donc remplacer une partie de cette énergie fossile et réduire de manière démontrable les émissions de CO2.
Dans la plupart des cas, l’électricité produite est injectée dans un réseau électrique régional, ce qui permet de diversifié l’approvisionnement énergétique et d’améliorer la sécurité énergétique. Les projets permettent souvent de créer des postes d’emplois pour la population locale et les surfaces peuvent être utilisées pour l’agriculture par exemple. Les projets éoliens contribuent fortement à l’approvisionnement en énergie propre à l’échelle mondiale et donc à un développement durable au sens des ODD de l’UN. Les projets de cette technologie dans le portefeuille de ClimatePartner sont enregistrés aux normes internationales.
Quatre critères pour que les projets respectent les seuils de qualité
Le cycle de vie d'un projet climatique
Un projet climatique a un cycle de vie déterminé, composé de différentes phases, allant de l'évaluation de la faisabilité au retrait des réductions d'émissions vérifiées (VER).Le développeur de projet examine la faisabilité générale du projet, sa conception et son financement. Il prépare ensuite le Project Design Document (PDD ou Plan de Projet qui est similaire à un plan d'entreprise), qui contient toutes les informations de base sur le projet, telles que l'objectif, la localisation, le calendrier et la durée.
Au cours de cette phase, des auditeurs indépendants examinent le Project Design Document (PDD ou Plan de Projet qui est similaire à un plan d'entreprise) et les informations qu'il contient. Cette phase implique souvent des visites sur le terrain avec des entretiens et analyses sur place.
Les auditeurs sont des évaluateurs accrédités et impartiaux qui doivent être agréés en tant qu'organisme de validation et de vérification (OVV, ou Validation & Verification Bodies, VVB) par l'organisme de normalisation. TÜV Nord/Süd, S&A Carbon LLC et SCS Global Services sont des exemples d'organismes de validation et de vérification.
Une fois validé, le projet peut être enregistré selon une norme telle que le Verified Carbon Standard (VCS) ou le Gold Standard. Tous les projets climatiques de qualité reposent sur des normes internationales. Ces normes fournissent un cadre pour la conception, l'élaboration, la comptabilisation du carbone et le suivi des projets. Les normes reconnues rendent le système des projets climatiques et les projets eux-mêmes résilients, traçables et crédibles.
Après l'enregistrement du projet climatique, le suivi commence. Les développeurs du projet contrôlent et documentent les données relatives aux activités et à l'évolution du projet. La durée de la phase de suivi varie d'un projet à l'autre : elle peut s'étendre sur deux ans, mais une documentation sur cinq ou sept ans est également possible.
À la fin de chaque phase de suivi, un organisme de validation et de vérification (ou Validation & Verification Bodies, VVB) vérifie et évalue si les valeurs et les activités du projet mentionnées dans le rapport de suivi sont correctes. Comme pour la validation, des visites sur le site du projet font souvent partie du processus.
Une fois vérifiées, les réductions d'émissions qui ont été confirmées au cours de la phase de vérification peuvent être délivrées en tant que VER (réductions d'émissions vérifiées). Les étapes de suivi, de vérification et de délivrance des VER sont répétées régulièrement et sont donc considérées comme un cycle.
Une fois qu'une VER a été utilisée, elle doit être retirée. Ce processus est également reflété dans le registre. Si le financement d'un projet climatique est effectué par l'intermédiaire de ClimatePartner, les VER sont regroupées dans un système certifié par TÜV Austria, puis retirées régulièrement. Cela garantit que chaque VER ne peut plus être vendue et qu'elle n'est utilisée qu'une seule fois, évitant ainsi le double comptage.
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